La norme internationale indiquée dans les archives pour une carte QSL est de 140 × 90 mm ; son poids ne doit pas dépasser 3 grammes. Une carte plus petite peut être utilisée, mais un format supérieur complique le classement, l’envoi, la mise en boîte et le regroupement. La conception doit donc commencer par cette limite, puis prévoir les champs nécessaires à la confirmation du contact.
Format d’une carte QSL : 140 × 90 mm
La page du Musée QSL consacrée aux dimensions et aux normes des cartes QSL donne un format de 140 × 90 mm, soit 5,5 × 3,5 pouces. La même source fixe également un poids maximal de 3 grammes. Ces deux valeurs déterminent non seulement l’apparence à l’écran, mais aussi la préparation de la carte imprimée.
Lors de la création du fichier d’impression, considérer 140 × 90 mm comme le format fini constitue un point de départ pratique. Les textes, les images et les champs relatifs au contact doivent tenir sur cette surface. La possibilité de produire une carte plus petite ne signifie pas qu’il faille réduire chaque élément : la lisibilité et les espaces destinés à être remplis à la main doivent être préservés.
La page d’archives ne précise ni le fond perdu, ni le type de papier, ni la technique d’impression. Il serait donc inexact de leur attribuer une valeur unique. Avant l’impression, il faut demander à l’imprimeur choisi ses exigences de coupe et de zone de sécurité. Le format fini vérifié par les archives ne sera ainsi pas confondu avec le fichier de production de l’imprimeur.
Évaluer la carte uniquement à l’écran peut également être trompeur. Une épreuve au format fini permet d’observer la taille réelle de l’indicatif, des petits caractères et des champs à compléter. Il ne s’agit pas d’une affirmation issue des archives, mais d’une étape de conception utile pour contrôler la surface limitée de 140 × 90 mm avant l’impression.
Quelles informations faut-il prévoir sur la carte ?
Une carte QSL est un document physique qui confirme un contact, ou QSO. Selon la description des archives, elle comporte la bande ou la fréquence utilisée, l’heure, la date, le rapport et le mode. L’organisation des informations peut être construite autour de ces champs :
- Indicatif de l’autre station
- Bande ou fréquence
- Heure du contact
- Date du contact
- Rapport de signal
- Mode, par exemple SSB ou CW
L’ordre de ces éléments relève d’un choix de conception. Séparer clairement l’indicatif des champs du contact facilite toutefois le remplissage de la carte et son examen ultérieur dans les archives. Organiser l’identité visuelle et la zone d’enregistrement en blocs distincts offre une solution lisible.
Sur la page de TA1AR Yalçın Kılan, les rectos et versos des cartes de 1992 et 1993 peuvent être observés ensemble. Ce document permet de comparer, pour un même indicatif, des créations de différentes années et l’utilisation des deux faces.

Comment répartir le recto et le verso ?
Les archives présentent aussi bien des cartes dont une seule face est montrée que des cartes dont le recto et le verso sont documentés séparément. Cette diversité indique que la conception ne peut être ramenée à un modèle unique. Le recto peut porter l’identité visuelle ; les informations du contact peuvent être placées dans une zone ordonnée sur la même face ou au verso.
La page de TA2EFA Charles M. Sturkey réunit deux cartes QSL datées de 1952 et 1953. Elle précise aussi que Mary Sturkey était la seconde opératrice de la station TA2EFA et que cette information figurait au verso. Cet exemple montre que les renseignements sur l’opérateur ne sont pas seulement décoratifs : ils peuvent compléter la valeur documentaire de la carte.

Sur la carte de TA1AC Çetin Şener, le champ « Mode: CW » est en revanche fixe. La page d’archives indique que Çetin Şener travaillait uniquement en CW. Il s’agit d’un exemple réel de champs pouvant être imprimés de façon permanente dès la conception lorsque le mode opératoire de la station ne varie pas. Les informations variables doivent, elles, disposer d’un espace adapté à l’écriture manuscrite.
De la carte postale existante à la création personnalisée
Une carte QSL ne doit pas nécessairement être un imprimé spécial créé de toutes pièces. La page de W0SO/TA3 Philip W. Morrell explique que les cartes utilisées sous TA3SO étaient préparées par surimpression de cartes postales éditées par TWA. Dans la même notice d’archives, la carte W0SO du 26 avril 1947 porte des timbres turcs oblitérés à Ankara ainsi qu’un timbre de bienfaisance du Croissant-Rouge turc. La page précise également que, dans la mention « TNX QSO AM » de la rubrique « Remarks », AM signifie Air Mobile.

Cet exemple rappelle que la conception ne se limite pas à la couleur et à la typographie. La surface d’une carte postale existante, une surimpression, une zone de remarques et des éléments postaux peuvent former ensemble un document unique. Sur une nouvelle carte, l’espace réservé au lieu de la station, à son mode opératoire ou aux renseignements sur l’opérateur peut aussi devenir la partie du dessin qui porte son histoire.
Liste de contrôle avant impression
- Définir le format fini de la carte à 140 × 90 mm.
- Veiller à ce que son poids ne dépasse pas 3 grammes.
- Placer l’indicatif à un endroit facile à repérer.
- Prévoir tous les champs : bande ou fréquence, heure, date, rapport et mode.
- Séparer les informations fixes imprimées des champs variables à remplir.
- Définir le rôle du recto et du verso avant l’impression.
- Demander séparément à l’imprimeur ses exigences de coupe et de zone de sécurité.
- Lors du dernier contrôle, vérifier que les espaces libres peuvent être remplis lisiblement à la main.
Ces exemples d’archives livrent un enseignement commun : le format pose le cadre, tandis que l’organisation des informations, les détails sur les opérateurs et l’approche visuelle choisie donnent son identité à la carte. Une bonne carte QSL consigne clairement le contact tout en conservant la marque propre à la station.


